Présentée en 2018 à la Maison Caillebotte, l’exposition La Beauté des lignes rassemblait une sélection de chefs-d’œuvre issus de la collection privée de photographies constituée depuis les années 1970 par Sondra Gilman et Celso Gonzalez-Falla, l’une des plus importantes au monde. Basée à New York, elle comprend plus de 1500 tirages – presque exclusivement originaux – réalisés par de grands photographes des XXe et XXIe siècles, parmi lesquels Ilse Bing, Henri Cartier-Bresson, Hiroshi Sugimoto, Rineke Dijkstra, Man Ray, Edward Weston, Diane Arbus, Robert Frank ou Nan Goldin.
Organisée avec le Musée de l’Élysée à Lausanne, où elle avait été présentée avant d’être accueillie à la Maison Caillebotte, l’exposition proposait de flâner dans l’histoire de la photographie à travers la force visuelle des images, en confrontant des œuvres sur des bases essentiellement formelles afin de faire apparaître des résonances qui dépassent souvent les distances temporelles et géographiques.
Le parcours explorait notamment la force expressive de la ligne photographique. Droites, parallèles, courbes ou abstraites, les lignes participent à la construction de l’image aux côtés du cadrage, du point de vue, de la lumière et des ombres. Souvent discrètes derrière l’illusion du réel, elles constituent pourtant un élément essentiel du langage photographique que l’exposition invitait à redécouvrir.